Taux de suicide chez les adolescents : pourquoi il ne cesse d’augmenter

 

 

 

 

 
Le 29 Septembre 2018. Image crédit : Deposit Photos

 

Taux de suicide chez les adolescents : pourquoi il ne cesse d’augmenter dans le monde

Par Joëlle Fournier

Il s’agit de la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route,

Il y a quelques mois, une jeune adolescente de 14 ans que je connaissais a sauté du 10 ème étage. Elle avait une sœur jumelle.

Depuis ces six derniers mois, il s’agit du deuxième suicide chez les adolescents dans ma ville. Le premier, était un adolescent de 16 ans qui s’est pendu. Entendre ce genre de nouvelle est particulièrement choquant et inquiétant, surtout quand ça a lieu juste à côté de chez soi.

Le mois suivant sa disparition, j’ai été très affecté et j’ai ressenti le besoin de comprendre pourquoi cela avait eu lieu.

La principale cause de suicide chez les adolescents est la dépression, qui provient du sentiment de désespoir et de l’absence d’appartenance. Les facteurs conduisant à la dépression chez les adolescents sont les structures familiales, les changements majeurs de la vie, l’intimidation et le harcèlement. Il est aussi important de savoir que certains enfants sont plus vulnérables biologiquement, leur prédisposition génétique rendant encore plus difficile la gestion de leur environnement.

Il est difficile d’accepter qu’une adolescente aussi jeune puisse ressentir autant de douleur et de désespoir. Je me demande à quel point elle a été mal comprise et déconnectée. Pourtant, j’imagine qu’avoir une jumelle semble donne du soutien supplémentaire.

En tant que parents, nous tentons de comprendre ce qui s’est passé et la majorité des gens se sentent submergés par la peur. Les parents ont peur de la drogue ,car elle peut provoquer une overdose et la mort. Mais il ne s’agissait pas d’une overdose. La drogue ne pousse pas les gens à sauter du 10ème étage.

Il est trop facile de rejeter la faute sur la drogue, les mauvaises influences, les médias sociaux ou de critiquer les parents.

Mais cela concerne tout le monde.

Le danger ne vient pas de l’extérieur. Il vient de l’intérieur. Nous pensons toujours que le mal vient des «autres». Que les autres enfants ont une mauvaise influence sur les nôtres. Que les autres parents sont négligents.

Que ce soit l’alcool, la drogue ou les médias sociaux, nous ne pouvons pas toujours contrôler l’environnement de nos enfants. Nous devons essayer d’éliminer le besoin de fuir notre vie.

L’adolescente souffrait quand elle a fait ce geste désespéré, et personne ne l’a remarqué.

Elle ne paraissait pas triste, elle était même souriante. Elle postait des photos joyeuses sur les réseaux sociaux. Elle avait de beaux vêtements et de belles vacances. Elle était inscrite dans une bonne école et avait une vie sociale active.

Cela me semble être la clé: nos enfants sourient tout en ayant des pensées suicidaires.

Il y a un fossé entre le monde extérieur et le monde intérieur.

La douleur et la souffrance résultent d’une rupture entre ce que nous ressentons à l’intérieur et ce que nous montrons au monde extérieur. Nous dissimulons nos points faibles tout en recherchant une validation extérieure. Nous pensons que nous ne pouvons être acceptés uniquement si nous cachons nos parties inesthétiques, tout ce qui n’est pas parfait. Ainsi, nous ne laissons personne nous aimer comme nous sommes.

Les adolescents prospèrent grâce à l’acceptation de leurs amis.

Un adolescent peut, par négligence, dire quelque chose qui enverra une adolescente dans un tourbillon négatif durant des mois, voire pour toujours. Néanmoins si elle montre une réaction, comme des larmes ou de la tristesse, on la ridiculisera. Nos enfants apprennent à cacher leurs sentiments pour surmonter les situations.

À la maison, les choses sont aussi compliquées. L’enfant qui excelle à l’école ou dans les sports est félicité à l’école et à la maison, ce qui rend les autres enfants inférieurs et «mauvais ». Quand nos enfants ne réussissent pas aussi bien que ceux de nos amis, nous faisons inconsciemment pression sur nos enfants.

Quand nous forçons les enfants à agir contre leur nature pour des raisons de politesse, nous détruisons leur confiance en leur voix intérieure, leur inculquant ainsi une vie d’ignorance.

Ayant déjà vécu dans plusieurs cultures, je sais que les règles de comportement ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. La capacité d’adaptation est importante et nécessaire à la survie. Mais il est aussi essentiel de transmettre à nos enfants que toutes les règles sont créées par l’homme et que les différentes cultures valorisent différents comportements. Cela aide à voir que les définitions de ce qui est «bon» et «mauvais» sont en réalité assez variables, selon l’environnement dans lequel nous vivons actuellement.

Nous devons avoir le courage de vivre dans notre authenticité et de retirer le masque que nous portons pour plaire aux autres. Nous devons apprendre à aimer inconditionnellement.

Nous élevons des êtres humains qui se détestent de ne pas être assez bons et n’ont aucun moyen d’exprimer leurs véritables sentiments, cherchant dès leur plus jeune âge à fuir ce que nous appelons la «réalité».

Lorsque nous comprenons que nous faisons partie de la nature, parfaits dans notre imperfection, nous nous sentons liés à quelque chose de plus grand que notre vie mondaine. C’est une sécurité qui vient de l’intérieur.

Nous acquérons un sens profond du respect de soi et du don de la vie. Une capacité à apprécier ce que nous avons plutôt que de souhaiter ce que les autres ont. Une compréhension des cycles et des changements de la vie, et ce changement est normal, même s’il est difficile.

Nos enfants souffrent de la déconnexion avec leur vraie nature.

Ils tuent les parties d’eux-mêmes qui ne correspondent pas à ce qu’on attend d’eux. Le suicide n’est que l’affichage le plus violent et le plus visible.

Le sentiment d’appartenance fait partie des besoins fondamentaux. Tous les êtres humains veulent être vus, compris et aimés comme ils sont. L’adolescence étant une période de changement, le besoin d’appartenance d’un adolescent est primordial, c’est là qu’il acquiert son sentiment de sécurité.

 
Source: https://www.sain-et-naturel.com

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Sylvie Martins,Sophrologue relaxologue

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